Nous vous en parlions il y a peu, les chatbots débarquaient dans l’univers du sourcing. Mais pas de quoi s’inquiéter, les robots, quels qu’ils soient, sont encore loin de pouvoir mettre au chômage les recruteurs professionnels.

 

Les limites des robots recruteurs 

Comment ça marche ?

Les chatbots sont des robots ayant l’habileté de comprendre et de répondre à une personne par l’intermédiaire d’une fenêtre de chat. Ils sont capables de répondre aux questions et d’interroger des candidats à travers Messenger, WhatsApp ou toute autre application de messagerie instantanée.

Mais bien que ces robots soient relativement efficaces, ils n’en sont pas moins des robots. Pour peu que les réponses du candidat s’écartent un peu du script du bot, il faut derechef appeler un humain pour relancer la conversation.

Les chatbots ne sont pas les seuls robots ayant fait irruption dans le monde du recrutement ces dernières années. Des logiciels d’identification permettent de compiler et de trier des informations à partir de réseaux sociaux comme Facebook ou LinkedIn pour ne citer qu’eux ou à partir de CVs. Ces logiciels permettent aux recruteurs de gagner un temps précieux pour trouver des profils adéquats en indiquant quelques critères.

Grâce au chatbot, il est donc possible d’obtenir une certaine forme de sourcing : le robot recruteur peut sélectionner les candidats à contacter et le chatbot, lui, peut les appréhender.

Ce dernier peut même demander au candidat de remplir un formulaire qu’un autre programme analysera pour affiner le processus de recrutement.

 

Quels sont les avantages ?

Il y a plusieurs avantages à utiliser des bots pour le recrutement. Le premier d’entre eux est évidemment le gain de temps colossal que cela engendre pour le recruteur. On parle ici d’heures, peut-être même de jours entiers de travail.

Le second avantage est la réduction des discriminations. En se basant sur des critères objectifs, le robot peut repérer des candidats sélectionnés entièrement sur les capacités, sans se laisser fourvoyer par le sexe, l’ethnie ou d’autres critères influençant parfois inconsciemment les recruteurs.

Article lié à la thématique : “Remplacerons-nous entièrement les recruteurs par des robots un jour ?

 

Quelles sont les limites ?

Heureusement pour le sourceur, l’intelligence artificielle est encore loin de pouvoir égaler l’intelligence biologique dans sa complexité. Il est beaucoup plus difficile, voire impossible, de recruter un profil atypique à l’aide d’un robot recruteur. L’instinct joue une grande part dans le processus de sourcing, un bon recruteur est un recruteur qui sait faire preuve de flaire et c’est ce qui manque, et manquera peut-être toujours, au robot.

Par ailleurs, bien que témoignant de progrès certains quant à l’évaluation des soft skills (goût du travail en équipe, intelligence sociale…), les sourcing bots sont entièrement dépendant des données dont ils disposent… et ne peuvent pas aller les chercher dans le monde réel.

C’est là la troisième et plus importante limite des nouvelles technologies de recrutement, aussi puissantes soient-elles : les robots sont incapables de se rendre « en personne » à des évènements. Les recruteurs faits de chair et d’os disposeront toujours de cet avantage sur ceux faits de 1 et de 0.

 

Le métier de recruteur, comme tous les métiers du monde, est en perpétuelle évolution, et ce particulièrement depuis la révolution digitale qui a débuté ces 15 dernières années. Mais comme dans beaucoup d’autres secteurs d’activité, les robots destinés au recrutement ne feront qu’accomplir la mission qui leur est attribuée : nous aider… et non nous menacer.

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